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Palolem (5-16.5.2005)  

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PalolemVoilà, dernier jour à Palolem, demain nous reprenons la route pour l'Est et nous nous dirigerons lentement vers Kolkatta. Ces quelques jours de plage nous ont donné de belles couleurs. Avec un soleil pareil, pas besoin de se griller sur la plage, même tartinés de crème solaire facteur 50, nos baignades nous ont largement suffit pour éviter de justesse les coups de soleil! Les vagues étaient belles et nous nous en sommes donné à cœur joie avec nos chambres à air en guise de bouées. Quand la mer était plus calme nous nous laissions juste bercer par les flots. Dan a fini par passer aussi ses nuits sur les vagues tout en étant pourtant allongé dans le lit, le matin il en avait même la nausée!

Nous avons beaucoup lu à l'ombre des palmiers, des histoires écrites par des Indiens sur la vie de tous les jours en Inde. Dan a aussi suivi les nouvelles de Goa dans le canard local. On y parle des réseaux de prostitution qui sévissent dans la région, dignes de ceux de Thaïlande, et des futures élections régionales. Ceux qui se présentent ont tous des têtes de mafieux et des programmes politiques intéressants genre reboucher tout les nids de poule du district avant la mousson! On détaille pour monsieur et madame "tout le monde" les privilèges auxquels ont droit les observateurs des élections. Pendant une période, il est interdit de posséder une arme pour éviter les échauffourées entre partis. Dans ce but les citoyens sont invités à déposer leurs armes aux postes de police avant une certaine date alors que l'interdiction de se déplacer avec une arme est déjà en vigueur!!! Le journal croule aussi sous les annonces de décès et d'anniversaires de décès mélangées aux annonces publicitaires… Les accidents de la circulation sont extrêmement nombreux et les morts stupides aussi. Par exemple ces gens qui sont morts sous un arbre tombé parce que l'arbre d'a côté a été abattu "à l'indienne". Il est tombé du mauvais côté et a emporté son voisin avec!

PalolemA Palolem, derrière le supermarché à touristes du bord de l'eau, sous les palmiers, le village continue sa petite vie tranquille, un mélange de traditions et de nouveautés apportées pour le meilleur et pour le pire par l'afflux de touristes. Devant notre chambre tous les matin un homme monte dans les cocotiers pour entailler des branches dont il laisse couler le suc dans un récipient qu'il vient vider le soir. Il s'est taillé des petites marches dans le tronc pour simplifier la grimpette et avec sa récolte à l'odeur déjà prenante, il prépare un alcool bon marché et très fort qu'il vend pas cher aux pécheurs pas riches qui se donnent ainsi du courage pendant leurs nuits de travail. Effectivement les bateaux à flotteurs asymétriques si jolis sur la plage, ne sont pas là juste pour le plaisir des yeux. Ils sortent là nuit mais pas beaucoup en cette saison car il y a peu de poisson, la haute saison viendra avec la mousson. Les pécheurs s'endorment le soir sur la plage pour entrer en action vers deux ou trois heures du matin. C'est toute une affaire de sortir ces bateaux et de rentrer les filets immenses et lourds. Les pécheurs s'entraident et font tour à tour une pause pour boire une bonne rasade et se soulager dans un coin bien déterminé à l'arrière de la plage. Cet endroit dégage une odeur peu agréable pendant la journée mais cela ne semble pas déranger les riches touristes indiens qui, parce que c'est à l'ombre d'un grand arbre, le choisissent régulièrement pour s'y installer, si ils savaient… Ces fameux touristes indiens, plutôt aisés en général, sont attirés par tout ce qui vient de l'occident. Il y a même quelques jeunes femmes qui portent des maillots de bain. Par contre pour suivre le bon exemple des touristes blancs qui ne laissent pas traîner leurs bouteilles et leurs paquets de chips vides sur la plage, c'est plus difficile, ils n'est ont rien à cirer!

Nous tchatchons un peu avec Rupez qui est en charge pour remplir les chambres. Né à Palolem, il ne regrette pas le temps où il n'a avait pas un touriste. Il dit que c'est bien parce que les gens vivent mieux, ils ont plus d'idées, sont plus ouverts et en plus la plage est éclairée le nuit! Pendant la saison basse il ne travaille pas et retrouve son mode de vie traditionnel en aidant les pécheurs de sa famille. Il y a aussi la femme en charge de nettoyer les chambres. Elle et Rupez passent leur temps inoccupé a discuter assis sur les terrasses des chambres face à la mer et dont les locataires sont en vadrouille. La femme vient tous les jours avec ses deux enfants actuellement en vacances. Une fille et un garçon adorables qui vont se baigner pendant que leur mère travaille. Rupez et elle ne gagnent pas grand-chose mais on ne peut pas dire qu'ils travaillent dur. La vie est plutôt belle. Quand toutes les chambres sont pleines, et c'est souvent, des jours entiers passent sans qu'il faille en nettoyer une ou penser à les remplir.


© 2004 Sylvaine Vanet & Daniel Gehriger. All rights reserved.