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Kolkata (27.5.2005)  

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Il nous reste donc une journée avant l'arrivée de Tim pour essayer d'organiser un maximum de choses. Nous commençons par acheter des carte de téléphone portable pour chacun de nous, ce qui nous permet de nous séparer et d'être plus efficaces. Pour la première fois de ma vie je loue l’invention du téléphone portable. Je contacte la compagnie de transport que Dan avait repérée la veille sur le Net et déjà prévenue par email. Comme par téléphone je n'obtiens rien de Ravi Sankar, notre contact, je passe à son bureau. Me voici sous-terre, dans les entrailles du métro de Kolkata. Comme les autres j'essaye de me placer sous les bouches d'air conditionné et regarde sur des écrans des couples enamourés, heureux et bien habillés, danser et chanter dans des prés frais et verdoyants, bien loin du monde à la surface. Le dernier métro que nous avions pris c'était à Téhéran. Ici hommes et femmes voyagent dans les mêmes wagons mais on ne se mélange pas vraiment sur les bancs. Le bureau de Ravi Sankar se trouve dans une maison pourrie et délabrée mais il a l'air conditionné, quel soulagement. L’air conditonné, encore une invention que je n’aurais jamais cru apprécier un jour! Ce qu'il me dit il aurait aussi bien pu me l'expliquer par téléphone mais bon… je retourne à l'hôtel et passe le reste de la journée, trempée de sueur dans cette cour en plein soleil, à trier, emballer et lister le bazar qu'il y a dans notre voiture afin que ce soir Ravi Sankar puisse estimer volume et poids de nos affaires et nous donner un prix final. Les gamins du quartier, les mendiants qui passent par hasard et les travailleurs de l'hôtel sont contents, on débarrasse et chacun reçoit un truc par-ci ou par-là. J’observe du coin de l’œil les gens de l’hôtel tester d’un air méfiant un reste d’épices a salade de la Coop… De son côté Dan essaye d'éclaircir la situation pour la voiture. Il passe des coups de fils en Suisse et en Inde, envoie des emails, essaye de recevoir des fax, etc. Il fait aussi le tour des bureaux de la "Custom House" (douane) de Kolkata, un vrai décors de film avec de grands ventilateurs fatigués qui brassent péniblement l'air, des tas de papiers entassés sur un mobilier administratif rouillé et des employés assommés de chaleur et tous plus motivés les uns que les autres. Même si d'après le TCS suisse il existe des accords internationaux qui permettent dans des cas comme le notre de laisser une voiture dans un pays sans payer les taxes d'importation, ici personne ne veut rien savoir. Faire détruire la voiture sous l'œil d'un douanier pour prouver qu'elle n'a pas été revendue? Pas possible, dans un pays comme l'Inde, la casse cela n'existe pas et c'est pas très bien dans l'absolu mais cela n'arrange pas nos affaires. Les véhicules rendent leur dernier souffle sur le bord des routes ou dans un accident et les carcasses se font dépouiller sur place. La douane et les homologues indiens du TCS Suisse à Mumbai et Dehli, tous se renvoient la responsabilité et font comprendre à Dan qu'il serait gentil d'aller empêcher les gens de dormir ailleurs. Mais à force de téléphones, le TCS en a marre, il pousse un bonne gueulante envers ses homologues indiens qui eux se réveillent finalement pour prouver à la douane que l'affaire est bien de leur ressort. C'est la fin de la journée, la douane est fermée et le sera aussi pour les deux jours suivants, c'est le week end. Dan m'aide à finir les bagages, nous mangeons enfin à dix heures du soir, vidés de notre énergie et de toute l’eau de notre corps.

© 2004 Sylvaine Vanet & Daniel Gehriger. All rights reserved.