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Shenzen-Yangshuo (19-26.7.2005)  

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Hong Kong c'est la Chine mais pas vraiment, je n'ai pas tout compris mais ce qui est sûr c'est qu'il y a une frontière à passer entre les deux et qu'on entre à Hong Kong sans visa chinois. Shenzen est la première ville juste de l'autre côté de la frontière. C'est une ville grise et peu agréable à habiter parait-il. Elle est très développée et, je ne sais pas si c'est encore d'actualité, est séparée du reste de la Chine par une barrière électrifiée pour empêcher la contrebande vers le reste du pays et une immigration trop importante. On y arrive en train, on passe la frontière à la gare et on se retrouve en Chine alors qu'on était déjà censés y être mais en ce qui me concerne, c'est vrai que Hong Kong ne m'a pas rappelé la Chine que nous avions découverte il y a cinq ans.

Par contre, une fois sortis de la gare, plus de doute, c'est bien la Chine! Nous nous trouvons face à un policier qui veut faire son important, qui nous demande d'un air sévère ce que nous faisons ici et ce que nous avons dans nos sacs. Nous faisons ceux qui ne comprennent pas, il hésite un peu trop et nous en profitons pour lui fausser compagnie avec un grand sourire en lui faisant signe que nous allons au restaurant tout proche.

A part les policiers qui ne se prennent pas pour la queue de la poire, il y a plusieurs similitudes entre la Chine et l'Inde, je m'étais d'ailleurs déjà fait la réflexion à notre arrivée en Inde. Ce sont des grands pays avec tendanciellement trop d'habitants. Dans les villes surpeuplées c'est donc la loi de la survie qui prévaut, c'est la jungle urbaine et c'est chacun pour soi. On ne fait pas la queue, on joue des coudes pour les transports publics, on attache très peu d'importance à l'autre. Le bruit est une chose qui ne dérange ni Chinois ni Indiens. Ils sont nés avec et ne l'entendent même plus, ils peuvent dormir dans toutes les positions inimaginables et au milieu d'un vacarme d'enfer. Dans les deux pays nous avons cherché à acheter des boules quieses (dt: "Oropax"), c'est simple, ils ne savent pas ce que c'est! En Chine comme en Inde on crache beaucoup en faisant des bruits peu ragoûtants. Les conducteurs de bus sont détestables, aiment prendre des risques inutiles et se prennent pour les rois de la route mais cela, je crois, c'est une constante mondiale!

Yangshuo by nightAprès une nuit de bus, nous arrivons à Yangshuo, petite ville extrêmement touristique mais située dans un paysage sorti tout droit d'une estampe. Entourée de pinacles rocheux recouverts de végétation et reposant au bord de la rivière Li, elle a tout pour attirer le voyageur. Les nombreux occidentaux font même pâle figure au milieu du flot continu de touristes chinois.

Les touristes chinois c'est une  attraction en soi, ils sont si différents des occidentaux! Ils se déplacent en grand nombre, adorent tout ce qui est kitsch et anecdotique, aiment les endroits totalement artificiels et façonnés juste à leur intention. Ils prennent toujours des photos avec eux en gros plan et font la queue pour les prendre alors qu'ils ne la font pas aux guichets! Ils veulent absolument que toutes les montagnes ressemblent à des dragons ou des chevaux et portent un nom, et si elles n'en portent pas, elles n'ont pas droit à une photo! Ils évitent tout déplacement à pied si possible et cela ne leur fait pas peur de prendre le bus pour cinq cent mètres. S'ils font du vélo à la campagne, ils achètent des couronnes de fleurs pour s'en coiffer, si ils prennent un radeau, ils s'achètent des sortes de grandes seringues en bambous pour s'asperger. Dans la rue, il se jettent sur les stands qui vendent des friandises telles que "pickles" et, favoris de tous, pieds de poulets grillés que les jolies chinoises élégantes grignotent au bout d'un bâtonnet pointu sans se salir les doigts. Il y a cinq ans nous avions aussi vu les touristes chinois courir, dès six heure du matin, tous ensemble derrière des guides qui beuglaient leurs explications dans des mégaphones au milieu d'une nature qui aurait été sans eux un havre de paix! Tout cela est un peu "cliché" mais à peine...

La ville même de Yaagshuo n'est pas plus intéressante que cela car tout y est orienté pour le touriste. Nous n'avons jamais rencontré en Chine autant de gens capables de parler anglais qu'ici. Cela n'empêche pas de trouver, un peu à l'extérieur, des petites ruelles un peu sales, des marchés, des bols de soupe de nouilles pour quelques yuans et des petits vieux toutes courbés de trop avoir travaillé dans les rizières.

Nous passons là une semaines très tranquille, dormant, mangeant, nous baignant dans la rivière Li, et nous baladant en vélo. Les abords de la rivière Yulong He sont superbes, nous y passons une journée à pédaler au milieu des rizières et à observer le travail des paysans. Ils récoltent le riz qu'ils passent dans des petites batteuses manuelles en bois. La paille est attachée en bottes qu'ils transportent deux par deux, attachées aux deux bouts d'un bambou posé sur leurs épaules. Ils les laissent sécher dans les champs ou au bord de la route. Les grains de riz sont répandus au soleil sur des terrasses en ciment pour y sécher aussi et sont régulièrement ratissés et "balayés".

R駩on de YangshuoC'est une agriculture d'un autre âge, tout ce fait à la main, leur outillage, chez nous, figurerait dans des musées. Tout se transporte sur le dos grâce au fameux bambou miracle dont on ne se lasse pas de découvrir les utilisations. Il y a tout de même aussi quelques tracteurs aux allures de dinosaures qui crachent une fumée noire qui fait presque peur. Une autre utilisation du bambou devenue très populaire dans la région est le radeau sur lequel on peut transporter, pour beaucoup de Yuans, des touristes qui adorent ça. Pas besoin de savoir parler anglais pour proposer ce service, on crie juste "bambou" et tout le monde comprend. C'est simple, pas cher, et cela serait presque écologique si, une fois les touristes déposés, ils ne remontaient pas leurs radeaux en amont de la rivière sur le toit de leurs tracteurs.

A Yangshuo, dans la rue touristique, la nourriture est plus que médiocre, qu'elle soit chinoise ou occidentale. Autant aller faire un tour sur le marché de nuit où, à laide d'un wok et de quelques bonnes flammes, on nous cuisine tout ce qu'on veut sous nos yeux. Normalement ces endroits n'ont des menus qu'en chinois, s'il en ont, mais à Yangshuo on en trouve même qui se targuent d'une traduction anglaise de leur carte. Peut-être préférerait-on l'ignorance... Il n'y a que les Chinois, et peut-être mon père, que ce genre de délicatesses font saliver: "Rooster testicles in earthen pot ?  Grilled beef penis ? Steamed white skin with pork ? Deep fried pork intestines in special flavour ? One snake made three different ways ? Stir fried dog meat ? ..." . Si la carte ne nous dit rien, on peut tout aussi bien pointer sur l'étalage de légumes frais, de viande, de pieds de poulets ou parmi les bestioles vivantes qui profitent de leurs derniers instants de vie dans des cages ou des bassines posées sur le sol. Il y a des sortes de gros hamsters, des poissons aux gueules peu sympathiques, des crevettes, des serpents, des escargots, des grenouilles et plein d'autres choses qui se trémoussent. Il n'y a que les petits chiens que nous n'avons pas trouvés! Le plat est cuisiné à grands coups d'huile, de hautes flammes, de fumée asphyxiante et est servi bouillant souvent sur de toutes petites tables basses qu'on croirait destinées a des nains. C'est pas cher, c'est souvent très bon et on ne risque rien point de vue santé car c'est cuisiné sur le moment. Les Chinois qui mangent là deviennent au fur et à mesure de la soirée très joyeux et bruyants. Beaucoup jouent à un jeu de souillasses dont les règles restent pour nous encore à moitié obscures. Typiquement deux chinois se font face et montrent simultanément, chacun d'une main, un chiffre et en disent un autre. Cela va très vite et au bout de quelques instants l'un des deux perd et doit boire cul sec un grand verre d'alcool qui arrache. Comme il se doit le jeu devient plus animé, bruyant  et énigmatique avec l'avancement de la soirée. A la fin on voit juste des bras qui font de grands gestes accompagnés de hurlements et rires sonores.

YangshuoLes gens du coin aiment étonnement se retrouver dehors, c'est rares dans les pays chauds! Pendant la journée à l'ombre ou le soir dans la rue ou au bord de la rivière où ils installent chaises et tables en plastiques à la lueur de bougies, ils se retrouvent pour discuter, jouer et surtout rigoler. Effectivement on a l'impression qu'ils aiment beaucoup rire et ont pas mal d'humour. On ne comprend rien mais toutes les conversations de rue, anodines au marché ou dans le bus entre des gens qui ne se connaissent pas, semblent ponctuées de petites blagues.

Un jour où Dan veux travailler un peu, je vais me balader en vélo en direction de Xingping, un village à une vingtaine de kilomètres en amont de la rivière Li  et où le paysage est parait-il encore plus beau qu'ailleurs. A partir de Fuli la route passe à travers des rizières où les paysans vaquent à leur occupations. Certains repiquent du riz, c'est marrant ils lancent les poussent comme des fléchettes dans les champs inondés et apparemment cela suffit. Je m'arrête en chemin dans un bled au hasard pour manger des poires en regardant les gamins du hameau jouer comme des pros au billard sur une table qui en a vu d'autres et qui sert de lit à l'heure de la sieste. A Xingping c'est jour de marché. Je flâne et mange une énorme et délicieuse soupe de nouilles de riz en compagnie d'une famille charmante qui non seulement ne m'arnaque pas mais en plus m'offre du thé, des biscuits et des pipas. Le fils et son pote sont tout fiers de pouvoir exercer leur quelques mots d'anglais et les parents ne sont pas peu fiers non plus de leur fils!

Au "port" où ils offrent aux touristes des tours en bateau, j'admire le paysage qui est effectivement superbe. Je me propose de remonter la rivière un bout en vélo pour me remplir les yeux du paysage et de revenir avec Dan un autre jour pour un tour en bateau mais l'expédition tourne court...

Il fallait bien que cela nous arrive une fois! Premièrement parce qu'il y a des salopards de voleurs et surtout parce qu'il y a des imbéciles de touristes pour se laisser piquer leurs affaires. La stupide touriste c'est moi, normalement toujours sur mes gardes quand je sais qu'il y a danger, mais là, je ne l'ai pas capté. Je n'aurais jamais pensé qu'on arriverait à me piquer, pendant que je roulais, mon sac posé dans une corbeille a l'arrière de mon vélo. Et ben je n'ai rien vu ni rien senti! Quand je m'arrête pour prendre une photo et que je constate avec effroi la vacuité de mon joli panier rose, mon coeur ne fait qu'un tour, je regarde autour de moi mais c'est sans espoir. Il y a cinq cent mètres je fouillais encore dans mon sac et maintenant je regarde d'un air suspicieux tous les gens que j'ai croisé sur ces derniers mètres. Je regarde surtout sur les bas-côtés, entre les bambous, où il y a pas mal de détritus et où cela serait possible de planquer un sac en attendant que je me casse. Mais rien, je reste là un moment, observant et soupçonnant tout le monde, cela ne change rien mais me rassure.

C'est dommage, très dommage, dans le sac il y avait notre appareil photo sans chargeur (je me demande ce que le voleur va en faire), notre petit trépied magique pour les photos de nuit, mes lunettes de soleil, mon porte-monnaie avec carte d'identité et permis de conduire et heureusement peu d'argent. Il y avait aussi le guide sur le Tibet et notre dictionnaire d'images qui nous aurait sûrement enfin été très utile dans ce pays... Chanceuse dans mon malheur, il n'y avait pas mon passeport, ni nos billets d'avion, ni le gros de notre cash. Mais la plus grosse perte que l'assurance, si elle marche, ne pourra pas me rembourser, c'est mon journal de bord quotidien.

C'était le cinquième avec dedans les deux trois derniers mois. Depuis le début du voyage je m'étais donné cette discipline d'écrire chacune de nos journées mais aussi nos sentiments, nos impressions et des petits détails bien aimés que je voulais sauver de l'oubli... Maintenant je ne vois pas trop l'intérêt de continuer ce récit minutieux avec deux ou trois mois de notre voyage écrit qui vont sans doute finir au bord du chemin.

Je trouve une rabatteuse pour des tours en bateau qui parle un peu anglais et lui explique la situation. Elle est adorable. Devant ma mine déconfite elle laisse tomber toutes ses occupations pour m'accompagner à la station de police. Sur le chemin elle m'aide à regarder encore une fois sur les bas-côtés. Elle m'offre du thé en me tapotant gentiment dans le dos et me propose même à manger et de l'argent pour prendre le bus au retour si je n'ai pas envie de pédaler. Ce n'est pas facile de lui expliquer pourquoi je veux voir la police, elle ne comprend pas le concept d'assurance et me maintient que la police ne fera rien pour moi. Je le sais bien, je veux juste un constat de vol pour l'assurance. Pour finir elle semble comprendre et m'y amène. C'est un jeune sans uniforme, qui ne sait pas un mot d'anglais, qui nous reçoit entre quatre murs sales de ciment. Il a remonté son T-shirt pour mettre son ventre à l'air comme adorent le faire les Chinois pour se rafraîchir, je vous laisse imaginer comme c'est sexy! Il n'est pas du tout motivé, passe mille coups de fils avec son portable, hésite, argumente longtemps avec ma "traductrice" qui s'énerve bientôt qu'il pinaille autant, me fait écrire des choses, sort un immense bloc de formulaires puis pour finir décide que je dois raconter tout cela à la police de Yangshuo où quelqu'un parle anglais. Entre temps ma sauveuse était partie à la recherche de clients car je n'avais plus vraiment besoin d'elle.

Dehors, sous une pluie débutante, je rencontre deux allemands très sympas et compatissants qui viennent de rater leur tour en bateau indirectement à cause de moi car ils avaient arrangé cela avec la dame qui m'avait aidée. Ils n'avaient pas pu la trouver vu qu'elle étais avec moi! Je me sentais un peu coupable, surtout qu'ils étaient venus dans le village surtout pour ça. Nous buvons tout de même un verre ensemble en parlant de la Chine et regardant une pluie torrentielle tomber. Eux espèrent qu'elle va cesser pour partir quand même en bateau et moi j'imagine l'encre de ma mémoire dégoulinante sous la pluie de la mousson le long de pages sans importance pour qui que se soit si ce n'est pour moi, fait chier!!! La pluie persiste, ils m'offrent le billet de bus et nous rentrons les trois le coeur un peu en peine.

Le lendemain c'est dimanche, la police de Yangshuo est fermée. Nous faisons le tour des magasins en espérant trouver un appareil photo de remplacement mais il n'y a pas grand chose. Nous envisageons même un voyage express vers Shenzen. En attendant nous décidons de tenter notre chance dans la ville la plus proche, Guilin. Nous n'avons pas encore de rapport de police en main mais quand la même chose nous était arrivée en Equateur il y a quelques années, l'assurance n'avait pas fait de problème et nous comptons la dessus cette fois aussi.

Dans le bus pour Guilin un Chinois se fait piquer sous les yeux aveugles de tous son porte-monnaie, comme quoi la région est dangereuse pour tous. Guilin est à ce qu'on dit une des villes les plus belles, vertes et populaires de Chine. C'est vrai que les environs sont superbes avec ces pinacles rocheux mais on ne peut pas dire que les villes chinoises soient généralement très enthousiasmantes. C'est vrai, Guilin peut-être un plus que certaines autres. Les villes Chinoises sont en ce moment dans une phase de croissance démentielle, tant du point de vue de la population que de celui de la construction. Il y a des chantiers partout et l'architecture contemporaine chinoise  style "je recouvre mon bâtiment de carrelage de salle de bain" fait des ravages partout. Guilin de par sa popularité touristique doit avoir pas mal de revenus et son centre est bien fourni en "shopping malls". Nous avons un peu de mal à localiser les appareils photo digitaux au milieu des millions de téléphones portables qui sont vendus partout, c'est de la folie et la compagnie "China Mobile" se fait des couilles en or comme on dit si joliment! Nous trouvons le même appareil photo que celui qu'on nous a piqué, il était bien et n'hésitons pas à le racheter.

Li-JiangAu poste de police de Yangshuo je constate que ne suis pas la seule à m'être fait détrousser, les rapports de vol forment un joli tas et portent des dates très récentes. Une gentille policière toute désolée pour moi écrit une traduction en chinois de ce que le policier de Xingping doit m'écrire sur son rapport en chinois. Nous retournons là-bas et cette fois notre homme est en uniforme. Comme il ne peut pas remonter sa chemise qui est portée à l'intérieur du pantalon, il a remonté les jambes de son pantalons et c'est toujours aussi sexy avec les chaussettes blanches qui arrivent à mi-mollets. Il n'a pas l'air heureux de me voir revenir. Il doit interrompre la visualisation de son feuilleton télévisé pour remplir à la main un constat en trois exemplaires. Pendant qu'il s'applique à recopier le document de Yangshuo, nous regardons les dessins animés avec son pote qui visiblement lui tient compagnie pendant ses heures de service. Nous espérons que l'assurance trouvera notre rapport de police en chinois très joli car il l'est, écrit à la main, avec mon empreinte digitale en rouge et des jolis tampons rouges avec une petite étoile au milieu...

Nous allons finalement profiter du paysage des environs sur un bateau. On nous promet une balade d'une heure et demie sur le ruban étincelant de la rivière Li au milieu de ces pics rocheux qui font la gloire de la région et le bonheur du voyageur. Petite balade en amoureux au coucher de soleil dans ce décor de rêve, que souhaiter de mieux? Peut-être de ne pas être débarqués sur la rive au bout d'un moment alors que nous n'avons rien demandé. Nous questionnons notre chauffeur de bateau et il nous affirme que le coin est superbe pour prendre une photo. Oui, c'est beau mais pas plus qu'ailleurs à notre avis! Nous voulons continuer mais notre chauffeur a disparu dans les entrailles d'un bateau accosté juste à coté du notre. Nous apprenons qu'il est en panne et que notre bonhomme et en fait l'homme qui doit sauver la situation, voilà la vrai raison de notre arrêt "photographique"! Nous restons sur le pont du bateau à admirer le paysage et à attendre que notre chauffeur ait fini de jouer les "Zorros". Nous finissons la promenade de nuit. Les touristes ont disparu et les pêcheurs à l'épuisette ont pris leur place. Il y a aussi des pêcheurs qui pêchent avec des cormorans mais je ne sais pas s'ils le font encore juste pour les touristes car n'importe quel hôtel propose ce genre d'attraction du soir pour quelques dizaines de Yuans. Nous croisons pourtant des pêcheurs seuls sur leurs radeaux et ils ne semblent pas pêcher seulement pour le spectacle. A l'avant du radeau des ampoules sont fixées pour attirer les poissons dans la nuit. Les cormorans les attrapent comme ils savent bien faire et les donnent au pêcheur, du moins c'est ce que j'ai cru comprendre en les observant à distance dans la nuit.


 


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