|

Entre la réparation de la voiture et l'achat d'un nouvel ordinateur pour Daniel (car la batterie du dernier a rendu l'âme), les deux derniers jours à Ljubljana nous ont fait découvrir la face cachée de la ville. Aller au "brico" du coin pour acheter des fusibles, trouver un magasin d'ordinateurs, trouver un endroit ou laver le linge, sont tout autant de petites choses qui font découvrir la périphérie de la ville. Du coup, absorbés par ces tâches plus "quotidiennes", notre regard était tout autre, nous n'étions presque plus des touristes mais des étrangers qui venaient habiter là.
Pour finir, nous sommes finalement partis en direction de Zagreb en passant par la route principale, ce qui nous a permis de découvrir un peu de la campagne Slovène. A certains endroits le paysage ressemble beaucoup à la Suisse, si ce n'est une végétation à peine plus variée et quelques oliviers qui viennent semer le trouble. Plus loin par contre nous croisons de jolies constructions en bois très foncé. Un toit en pente, souvent un étage et des "murs" constitués de poutres horizontales superposées veticalement avec un espace entre chacune. Ce sont des sortes de grands séchoirs à foin, et parfois, quand les murs sont recouverts de foin encore vert, seule la toiture semble flotter au dessus des champs.
L'arrivée à Zagreb fût disons...une exprérience! Ne possédant qu'une carte à grande échelle dans l'atlas des routes européen et une carte restreinte des centre-ville dans les guides, il y a toujours un moment de flottement dans la périphérie des villes. Et forcément le seul camping de Zagreb se trouve justement en périphérie. De plus les indications du guide sont parfois très lacunaires. Conclusion, après avoir fait le tour de Zagreb dans une circulation bien dense, s'être trompés mille fois de direction, avoir tourné en rond, nous sommes finalement (après une heure et quart quand meme) arrivés à notre fameux camping qui s'avére etre au bord de l'autoroute, donc glauque et bruyant. Trop fatigués pour se relancer à l'assaut de la ville et d'une auberge de jeunesse située elle aussi en périphérie, nous avons passé la nuit là. Comme cerise sur le gâteau, à notre réveil, la pluie tombait à verse.
Nous avons finalement trouvé l'auberge de jeunesse. Cette après-midi, Zagreb, grise sous la pluie, nous accueillait avec des habitants souriants et serviables, et nous donnait l'envie d'en découvrir plus demain, peut-être sans la pluie... La plupart des gens savent l'anglais ou l'allemand (surtout les jeunes), mais tous font un effort pour comprendre ce qu'on leur dit, parfois en "langages des signes et mimiques" ou en mélange de toutes les langues que l'on connait, et tous sont prêts à perdre de leur temps pour nous renseigner ou nous aider!
I vagely remember that a country's culture is composed of it's people's language, their common history and the way they drive. Some day I'll compare the driving styles of the different countries we'll have visited. For now, let's just compare Italy, Slovenia and Croatia:
- It's not a secret that the italians are impatient. Only a few years ago, the car's horn was widely used. If a the traffic light was red, but the street free, you still had to drive on or everybody would hunk immediately. Now, since a point based driving license has been introduced, people actually wait until the light turns green ! Still, whenever we slowed down just a bit while trying to find our way through the city, somebody immediatly pressed the horn or made rather unambiguous hand signs...
- The slovenes, on the other hand, are the exact opposite, at least near Ljubljana. Everybody takes his time and you barely ever hear a horn.
- The same seems to hold true for the croatians. One nice peculiarity I observed so far is that it is perfectly acceptable to stop your car in the middle of a street for a few minutes, even in dense traffic. You just drive over the white center line (even a continous one), turn on the hazard flashers, and get out of your car (to pick up the newspaper, ...). Imagine this in Italy...
|