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Beyşehir (13.11.2004)  

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Notre route restant introuvable et n’ayant pas envie de faire demi-tour nous avons pris le chemin indiqué par les gens de Kasimlar. Cela nous obligeait à faire une boucle par la côte et un détour de 200 km. Jusqu’à la côte la route continuait comme la veille dans des paysages variés et magnifiques sous le soleil d’automne. L’approche de la côte se fit sentir très distinctement par l’apparition d’une infrastructure touristique imposante et signalisée avant tout en allemand. Nous sommes probablement tombés sur les 50 km de côte les plus moches de la Turquie… mais cela nous confirma que le choix que nous avions fait de passer à l’intérieur du pays correspondait mieux à nos attentes.

 

Nous sommes arrivés au crépuscule à Beyşehir. Nous n’avions pas mangé de la journée et le temps de trouver un petit hôtel, nous nous sommes retrouvés affamés à 17h en même temps que tout le monde dans un restaurant. C’était la première fois que l’on nous dirigait vers la partie du restaurant destinée aux couples et familles, séparée du reste par des panneaux de bois. En fait cette séparation est souvent marquée (moins dans les grandes villes) de manière plus ou moins forte. Quand il n’y a pas d’étage, d’autre salle ou de séparation formée de panneaux mobiles, les couples et familles sont plutôt sensés aller au fond du restaurant.

 

Beyşehir n'avait rien de particulier pour nous retenir. Ville provinciale comme tant d'autres, elle nous parut bien vide et peu animée. Il faut dire en sa faveur que ce soir là était le dernier jour de Ramadan. Les quatre jours (en Turquie seulement, je crois qu’ailleurs c’est trois) qui suivent la fin du Ramadan, sont appelés "Ramazan Bayrami" ou "Şeker Bayrami" ce qui veut dire "fête du Ramadan" ou  "fête du sucre". Tout le monde profite de ses quatre jours de congé pour visiter famille, amis et voisins et s’offrir des sucreries. Les enfants ont droit à des pistolets à eau et pétards et réclament des sucreries aux passants dans les rues. Malgré tout, comme Noël chez nous, c’est une fête qui se passe plutôt en famille, à l’intérieur des maisons, et beaucoup de gens partent, cela explique sûrement que Beyşehir semblait un peu morte.

© 2004 Sylvaine Vanet & Daniel Gehriger. All rights reserved.