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Ce matin ce fût notre première neige qui tombait dru et en gros flocons. Nous étions tout fous comme à chaque première neige, pourtant la journée qui nous attendait était une journée voiture car nous avions décidé de faire un bond sur la carte et d'arriver à Ankara avant la nuit. Ce fut chose faite. Nous nous sommes arrêtés en route dans un bled au hasard pour manger un bout. A une station essence, nous avons demandé si ils avaient une pompe pour regonfler les pneus, ce à quoi il nous fut répondu " Non. Vous voulez du thé?" C'est à partir de ce moment que nous avons commencé à ingurgiter de plus grandes quantités encore de cette boisson qui nous oblige parfois à fixer le plafond pendant des heures avant de pouvoir nous endormir. Juste avant la tombée de la nuit, le soleil sortit un moment pour nous permettre d'admirer la blancheur étincelante de la neige sur les champs avant de nous enfoncer dans le smog d'Ankara.
Nous avons élu domicile dans le quartier des hôtels bon marché avant de partir à la recherche de nourriture et autres dans le centre-ville. Tout le monde nous avait dit qu'Ankara, ça ne valait pas la peine de s'y attarder. C'est effectivement l'impression qui nous avons eu. La ville, coupée en deux par l'infranchissable boulevard Attatürk, semble au premier regard, ne posséder aucun charme, aucune atmosphère particulière. Dur jugement à l'emporte-pièce pour les quelques heures de soirée et de matinée que nous y avons passées. Le fait est que la ville n'a pas réussi à nous retenir une journée, malgré une atmosphère très estudiantine au centre, avec ses librairies, cafés (certains même un peu alternatifs) et Internet cafés au top. Pour sûr c'est le genre de ville qu'il faut vouloir apprivoiser et qui sont faites pour y vivre, par pour visiter et encore moins pour y flâner sans but.
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